Les jeux vidéos sont-ils associés avec la dépression chez la pré-ados?

VideoGames_Depression

Par Marie-Eve Dubois

Il semblerait bien que oui selon une étude conduite à l’Université du Texas. Bien qu’il y ait bon nombre d’études démontrant que l’exposition à des jeux vidéos violents soit associée avec une augmentation des comportement agressifs, l’étude menée par Dr Susan Toladero et ses collègues (2014) est l’une des premières à démontrer que les pré-ados qui passent plus de 2 heures à jouer à des jeux vidéos violents sont plus à risque de devenir déprimés.

Pourquoi? Je crois que plusieurs raisons peuvent expliquer ceci. Premièrement, passer plus de deux heures par jour à jouer à des jeux vidéos violents  diminue grandement le temps qu’un jeune peut passer à avoir des interactions positives avec ses amis, interactions qui sont cruciales à cet âge. En effet, l’isolation sociale est un facteur de risque important dans le cycle de la dépression. De plus, lorsqu’un l’enfant se sent isolé et passe de nombreuses heures devant l’écran, il risque de devenir de plus en plus sédentaire…et ce n’est pas une bonne nouvelle puisque l’on sait que le manque de sommeil et d’exercice contribue également à la dépression.

Mais que faire, surtout quand les jeux vidéos sont l’un des principaux sujets de conversations d’un enfant avec ses amis? D’abord, placer des limites sur le nombre d’heures que l’enfant peut passer à jouer à des jeux vidéos, particulièrement pour ceux qui sont violents. En effet, la même étude a démontré que le risque de dépression n’était pas plus élevé chez les enfants qui passent moins de deux heures à jouer à des jeux non-violents. Ensuite, encourager l’activité physique: en plus de nous garder en forme, l’exercice aide notre cerveau à produire des endorphines, qui nous rendent heureux. Finalement, encourager les interactions avec les amis à l’extérieur des jeux vidéos.

Ces petits changements seront suffisants pour la grande majorité des enfants et des adolescents. Si, toutefois, vous avez de la difficulté à encourager votre enfant ou ado à faire ces changement ou s’il éprouve des difficultés plus sévères (par exemple, manque d’intérêt envers les activités qu’ils aimaient auparavant, inhabilité à éprouver du plaisir, difficulté à se concentrer, manque d’énergie et pauvre estime de soi), il serait préférable d’obtenir l’aide d’un professionnel qualifié. La dépression peut devenir un problème chronique : plus de symptômes qui reviennent fréquemment augmentent le risque d’épisodes de plus en plus fréquents et sévères. S’assurer de recevoir de l’aide tôt aide non seulement à réduire ce risque, mais aide également l’enfant à acquérir des outils afin de mieux prendre soin d’eux-mêmes.

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