Comment se Préparer à l’Halloween Quand nos Enfants ont des Besoins Spéciaux?

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C’est le temps de se préparer pour l’Halloween!

Pour la plupart des familles, ces jours-ci sont synonymes d’achat de costume et de bonbons pour les petits monstres!

Puisque le nombre d’allergies et d’intolérances alimentaires est en hausse, tout comme le taux d’obésité, nous aimerions encourager une nouvelle tendance pour l’Halloween. Pourquoi ne pas offrir des gâteries autres que des bonbons à vos petits monstres cette année? Voici quelques idées :

  • Une page d’autocollants
  • Des bulles
  • Un bracelet
  • Des petites voitures
  • Un crayon d’Halloween
  • Une super balle
  • Des pansements avec des personnages (Dora, Superhéros, etc.)
  • Des mini citrouilles
  • Un sifflet
  • Des boules de pâte à modeler maison
  • Des pailles tordues réutilisables
  • Des barrettes pour les cheveux
  • Si vous êtes du type créatif, pourquoi ne pas décorer vos propres gâteries! Par exemples, utilisez des cures pipe noirs pour créer des araignées velues.

Si vous avez vous-mêmes un enfant qui bénéficierait d’une gâterie autre que des bonbons, commencez à lancer des messages subtiles à vos voisins. Par exemple, vous pourriez dire ‘As-tu entendu parler de la nouvelle mode de ne pas donner des bonbons à l’Halloween? J’essaie de penser à des idées plaisantes pour les enfants, tout en essayant d’être plus santé. On essaie de décider si des super balles ou des pansements de princesses et d’autos seraient plus populaires.

Vous pourriez aussi imprimer l’écriteau suivant et l’amener avec vous le soir de l’Halloween afin de l’utiliser pour faire la demande de gâteries autres que des bonbons.

On ne veut certainement pas gâcher l’Halloween; après tout, la tradition de donner des bonbons en est une qui dure depuis longtemps. Nous espérons seulement voir de plus en plus de gâteries alternatives dans un plus grand nombre de bols d’Halloween dans les années à venir!

L’équipe de Canoe vous souhaite une joyeuse Halloween, dans la sécurité et la santé!

Les Scénarios Sociaux

Par Jess Urcuyo

2014-9-29-social-storytellingQu’est-ce qui vous rend vraiment anxieux? Vous rendre à l’entrevue finale pour l’emploi de vos rêves? Prendre l’avion seul vers une destination exotique où vous ne parlez pas la langue? Aller au party de Noël de votre conjoint?

Que faites-vous dans ces situations? La plupart d’entre nous recherchons des trucs pour se préparer à une entrevue, lisons des blogs de voyageurs nous informant de la culture à notre destination, ou pratiquons notre réponse à l’immanquable question : ‘Et toi, qu’est-ce que tu fais dans la vie?’ On se prépare à ce que qu’il va arriver, mais aussi aux pires surprises. On se crée une histoire dans laquelle nous sommes le personnage principal. On se raconte l’histoire à répétition jusqu’à ce qu’on ait l’impression de s’être préparé à toutes les situations possibles. Et on la pratique à nouveau jusqu’à ce qu’on se sente confortable et prêt à affronter la situation.

On se crée un scénario social…ou presque!

Les scénarios sociaux sont une technique créée par Carol Gray au début des années 90. La technique a d’abord été utilisée chez les enfants autistiques, puis, avec nombre d’autres populations, des jeunes et des moins jeunes, avec ou sans diagnostic.

Le but des scénarios sociaux est d’aider une personne à se préparer à une situation difficile. Ils sont typiquement écrits à la première personne et au temps présent, et donnent un scripte des comportements appropriés ainsi que de la perspective des autres dans une situation donnée. Les scénarios sociaux sont souvent une combinaison d’images et de phrases, et sont adaptés au niveau de complexité que l’enfant (ou l’adulte) peut comprendre.

Les scénarios sociaux sont autant utilisés par les thérapeutes, les enseignants et les parents dans le but d’aider l’enfant à se préparer à différentes situations telles que la pratique de feu, accepter de perdre à un jeu, partager des jouets, ou même comprendre pourquoi il est important d’établir le contact visuel.

Cliquez ici (PDF) afin de lire le scénario social qui a aidé Emma à combattre sa grande peur des chiens.

Mon enfant a été suspend de l’école: Est-ce une bonne ou une mauvaise chose?

Écrit par Dr. Marie-Eve Dubois

school-suspensionsL’année scolaire a débuté il y a de cela quelques semaines et bien que l’on souhaiterait que la routine s’installe et que tout aille bien, ce n’est pas toujours le cas. Certains enfants qui avaient eu un comportement exemplaire jusqu’à maintenant commencent à tester les limites de leur enseignante, alors que les parents d’autres enfants ont déjà reçu plusieurs appels de la direction leur laissant savoir que leur enfant pourrait être suspendu. D’une façon ou d’une autre, ces appels sont inquiétants pour les parents. Bien sûr, personne ne voudrait que leur enfant soit suspendu de l’école! Mais est-ce que les suspensions sont nécessairement négatives?

Les suspensions sont l’une des conséquences utilisées dans l’espoir d’aider les enfants à réguler leurs comportements. Toutefois, en tant que psychologue, cette conséquence m’a toujours laissée perplexe. N’est-ce pas une récompense pour l’enfant de rester à la maison pour une ou plusieurs journées lorsqu’il s’est mal conduit à l’école? En règle générale, il serait plus approprié que l’enfant soit suspendu à l’interne, ou qu’une conséquence plus reliée à l’évènement soit choisie. Par exemple, si les comportements négatifs de l’enfant ont empêché l’enseignant de livrer la leçon comme prévu, une conséquence permettant à l’enfant de réparer le tort fait devrait être choisie, par exemple, en ayant à donner du temps à l’enseignant pour l’aider à préparer d’autres activités.

Toutefois, toute bonne règle connaît des exceptions. Par exemple, les suspensions pourraient être considérées comme étant positives pour les enfants en difficulté ou à besoin spéciaux. En effet, les parents d’enfants ayant des besoins additionnels ont tendance à recevoir plus d’appels de la direction concernant les comportements négatifs de leur enfant. Toutefois, les parents devraient refuser de venir chercher leur enfant à l’école lorsqu’i y a eu comportement négatif, à moins que l’enfant soit suspendu. Est-ce que le parent doit demander la suspension? Possiblement! En effet,  à chaque fois qu’un enfant est suspendu, une note est mise à son dossier. La présence de plusieurs suspensions au dossier d’un enfant peut ensuite être utilisée afin de démontrer que l’enfant a besoin de supports supplémentaires, et que l’école devrait offrir des services supplémentaires.

Quelle a été votre expérience avec les suspensions scolaires? Bonne ou mauvaise?

Comment CIPR peut aider votre enfant

Écrit par Diesje Hiltemann
how-can-an-iprc-help-your-child1Votre enfant a un diagnostic, vous avez informellement discuté de ses besoins avec son enseignante, et le Directeur a accepté de lui donner du support lorsque c’est possible. Vous avez l’impression que vous avez commencé la nouvelle année scolaire du bon pied. Mais un bon matin, le support dont votre enfant a besoin n’est plus disponible.

Saviez-vous que vous avez le droit de demander que les besoins de votre enfant soient formellement identifiés et ainsi demander à ce que l’école de votre enfant garantisse qu’elle offrira le support approprié? C’est ce que le CIPR peut faire pour vous.

Le CIP-quoi??

Le CIPR est le Comité d’Identification, de Placement et de Révision. La réunion du CIPR est une étape cruciale de la planification des services pour tous les enfants en difficulté, qu’ils requièrent une assistance spéciale parce qu’ils sont doués ou parce qu’ils ont un diagnostic tel qu’un trouble d’apprentissage, un TDAH, ou l’autisme.

Seulement deux personnes peuvent demander à ce qu’une réunion du CIPR ait lieu- le parent et le directeur d’école. Le CIPR est l’endroit où vous, en tant que parents, avez votre mot à dire. Ne laissez pas passer cette chance ! Assurez-vous d’en faire la demande à votre directeur d’école par écrit.

Quel est le but de la réunion du CIPR ?

Il existe trois principales décisions faites à un CIPR, à savoir :

  1. Est-ce que l’étudiant est en difficulté ou a des besoins exceptionnels ?
  2. À quel type de besoins spéciaux/anomalies ceux de l’enfant correspondent-ils ?
  3. Quel est le type de placement approprié pour l’enfant ?

Comment savoir si mon enfant est considéré comme ‘en difficulté’ ?

Si le diagnostic de votre enfant a un impact sur l’une des sphères suivante, ils pourraient y avoir identification :

  1. Communication
  2. Comportement
  3. Intellectuelle
  4. Physique

5. Anomalies Multiples

how-can-an-iprc-help-your-child2Quelles sont les options de placement pour mon enfant ?

  1. Placement en classe régulière avec appui de l’enseignant-ressource
  2. Placement en classe régulière avec modification de programme
  3. Placement en classe régulière avec service d’appui
  4. Placement en classe régulière avec retrait
  5. Placement en classe d’enfance en difficulté (classe à effectif réduit plus de 50% du temps)

J’ai décidé de demander une réunion du CIPR-maintenant, je fais quoi ?

  1. Lire le guide des parents sur l’enfance en difficulté de votre conseil scolaire
  2. Comprendre les lois sur l’éducation
  3. Avoir une idée de  ce qu’est la représentation procédurale c’est-à-dire: savoir comment fonctionne le système
  4. Avoir une idée réaliste de ce qui est possible

Pour plus d’informations, consultez les ressources suivantes :

Conseil Scolaire Viamonde-Guide à l’intention des parents

http://csviamonde.ca/Succes-de-leleve/Enfance-en-difficulte/
Documents/4-6-2_guide_Enfance_en_difficulte.pdf

Conseil du District Catholique Centre-Sud – Rapport sur l’éducation de l’enfance en difficulté

http://www.csdccs.edu.on.ca/wp-content/uploads/
2012/06/rapport_eed-CSDCCS-2014-2015.pdf

Horaires Visuels

En ce début d’année scolaire, plusieurs enfants ont de la difficulté à s’ajuster à leur nouvelle routine. Certains enfants peuvent être désorganisés alors qu’ils tentent de passer à travers leur routine du matin. D’autres enfants sont stressés pendant toute la journée à l’école, alors qu’ils ne savent pas quelle sera la prochaine activité, ou quand ils pourront enfin retourner à la maison. Les horaires visuels sont un moyen facile et efficace que les parents et les enseignants peuvent utiliser pour apporter un soutien à ces enfants. Voici un exemple pour la routine du matin!

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C’est tout simple! Prenez des épingles à linge, et écrivez une activité de la routine matinale sur chacune. Ceci peut inclure manger, se brosser les dents, donner un bec à ses parents avant le départ, etc. L’enfant peut ensuite accrocher la bande de tissus sur leur porte de chambre, et enlever une épingle après chaque activité complétée.

Voici une autre idée pour l’école.

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Parents et enseignants peuvent trouver des images sur Internet pour ensuite les imprimer, les plastifier, et apposer du Velcro à l’endos. Il devrait y avoir une image pour chacune des activités performées à l’école. Les parents devraient donc s’assurer de discuter avec l’enseignante à propos de la routine scolaire. Certaines activités peuvent inclure: l’assemblée, la récréation, le jeu libre, le diner, les activités d’apprentissage et le retour à la maison. Les images peuvent être gardées dans un sac ou un panier afin d’avoir toutes les activités possibles à portée de main. L’enseignant peut ensuite  mettre les photos en ordre afin que votre enfant puisse s’y référer au cours de la journée. Les images peuvent être enlevées et remises dans le sac ou le panier à mesure que les activités sont complétées.

 

Mon bedon ne veut pas aller à l’école!

Votre enfant s’est-il soudainement mis à avoir mal au ventre juste avant de partir pour l’école? Ou, meilleur encore, il vous annonce soudainement qu’il a mal au cœur, et vous devez canceller votre journée de travail à la dernière minute? Junior vous appelle même de l’école parce que le vilain mal de ventre vient de se manifester? Vous avez été consulter votre médecin de famille ou votre pédiatre, lui avez fait passer une batterie de tests sanguins et autre, et TOUT est normal?!

Il semblerait que votre enfant souffre du syndrome du ‘bedon qui ne veut pas aller à l’école’, plus communément connu sous le nom de Somatisation. Soma-quoi?! La somatisation est l’expression, à travers des symptômes physiques, d’une certaine détresse psychologique souvent de nature anxieuse. Lorsque l’on est anxieux, notre système nerveux autonome, qui contrôle notre respiration, digestion ainsi que les battements de notre cœur, roule dans le tapis afin de se préparer à une situation de danger où il pourrait être appelé à se battre ou se sauver! Notre cœur bat plus vite, notre respiration accélère, et nos muscles deviennent tendus pour être prêt à l’action. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de lion contre lequel se battre, et cette réponse qui était utile pour nos ancêtres ne l’est plus. Cette tension mènera plutôt à des maux de têtes, de ventre,  des nausées, etc.

Voici donc quelques trucs afin de gérer le bedon qui ne veut plus aller à l’école :

1)      Reconnaissez que votre enfant ressent de la douleur. Ce n’est pas ‘dans sa tête’. Son anxiété crée de VRAIS symptômes physiques…comme quand vous avez une présentation au travail et que vos mains sont moites, mais pire.

2)      Pratiquez la respiration profonde deux fois par jour pour 5 minutes. Si vous avez fait du yoga, vous devriez déjà avoir la base. Le but est d’encourager votre enfant à inhaler (par le nez) pendant 3 secondes, puis d’expirer par la bouche (aussi pour 3 secondes). Le ventre devrait être la seule partie qui bouche, alors que la poitrine et les épaules devraient être détendues et immobiles. Lorsque votre enfant réussi à respirer ainsi dans des situations non-stressantes (par exemple, au retour de l’école et après son histoire), vous pouvez l’encourager à respirer ainsi afin de faire disparaître le mal de ventre. Voici quelques suggestions afin de rendre le tout plus amusant :

  1. Demandez à votre enfant de gonfler et dégonfler un ballon imaginaire (de sa couleur préférée) dans son ventre.
  2. Prenez un petit toutou ou jouet et placez-le sur le ventre de votre enfant alors qu’il est étendu. Le but est de faire monter et descendre le jouet.
  3. Faites à semblant de souffler des bulles, ou encore, soufflez-en des vrais! Cela forcera votre enfant à expirer lentement par la bouche.

3)      N’ENCOURAGEZ PAS L’ÉVITEMENT! Établissez que la règle pour rester à la maison (ou y retourner) est que l’enfant doit vomir ou avoir une fièvre. Assurez-vous d’en informer l’enseignant et la secrétaire de l’école. Garder votre enfant à la maison ou aller le chercher à l’école ne fera que renforcer l’idée que l’école est dangereuse et épeurante…sinon, pourquoi est-ce que votre enfant se sent mieux à la maison?!

4)      Faites votre enquête sur les causes possible de l’anxiété de votre enfant. A-t-il des difficultés d’apprentissages et il réalise qu’il n’apprend pas comme les autres? Subit-il de la victimisation?

Si vous avez essayé ces stratégies à la maison et que vous ne voyiez pas d’amélioration, assurez-vous de consulter un professionnel qualifié. La thérapie cognitive-comportementale (TCC) peut être grandement bénéfique!

Retourner à l’école

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Le retour à l’école après deux mois de congé peut être difficile pour tous les enfants, mais tout particulièrement pour ceux ayant un Trouble du Spectre de l’Autisme ou d’autres difficultés au niveau du développement. Puisque le début de l’année scolaire approche à grand pas, voici quelques trucs afin de rendre plus facile cette transition, tant pour les parents que pour les enfants!

  1. Préparez votre enfant pour la transition- Parlez à votre enfant du retour è l’école quelques semaines avant le début des classes. L’inscrire au calendrier ou même avoir un compte à rebours sont des stratégies qui peuvent aider les enfants à se préparer à la nouvelle année scolaire. Certains enfants auront également besoin de savoir ce qui sera différent et ce qui sera pareil cette année. Si vous savez qui sera son enseignante, son aide-enseignant, sa classe,etc., utilisez ces informations pour discuter de ce qui l’attend pour la rentrée. Rappelez-vous de garder la conversation amusante et positive!
  2. Retournez à la routine- Ajustez l’heure du coucher et du levé progressivement vers ce qu’ils devraient être considérant l’horaire d’école de votre enfant. Commencez quelques semaines avant la rentrée scolaire. Pratiquez-vous à vous préparer le matin avec votre enfant (par exemple, se réveiller, s’habiller, déjeuner et brosser ses dents). De cette façon, vous vous assurerez d’avoir amplement de temps lorsque viendra la rentrée.
  3. Assurez-vous d’établir une bonne communication avec l’école de votre enfant- Communiquez avec l’école de façon suffisante afin que votre enfant et son enseignant soient bien préparés. Quand un enseignant connait bien un étudiant (par exemple, son profil d’apprentissage, ses forces, ses faiblesses, ses ‘boutons’ et les domaines dans lesquels votre enfant a besoin d’un peu plus de soutien), ils peuvent mieux préparer l’environnement et les leçons afin d’encourager le succès de votre enfant.

En tant que parent, vous êtes la personne qui connaissez votre enfant le mieux! Préparez-vous à affronter l’anxiété ou les difficultés qui peuvent apparaître en début d’année et soyez proactif! Nous vous souhaitons une heureuse année scolaire!

Importance du jeu

Le long congé qui vient de passer a été une belle opportunité de voir des parents amener leurs enfants au parc, leur montrer à faire du rollerblade, profiter de la nature, et courir avec leurs amis. L’orthophoniste en moi ne peut s’empêcher de dire à ces parents: excellent travail! Vous aidez votre enfant à développer et utiliser leur langage! L’opportunité de jouer est une composante importante du développement du langage. Cet aspect est aussi important que celui du développement de la force physique et de la coordination.

Quand les bébés touchent de nouvelles textures, trient des formes et jouent du tambour sur les casseroles, leurs jeunes cerveaux reçoivent de l’information sur le toucher, l’ouïe et la vue. Ils apprennent ensuite le langage qui connecte ces expériences: le chat est doux, l’étoile brille, et le bruit du tambour que maman trouve fort l’amène à rire et se couvrir les oreilles!

Quand les enfants font semblant, ils pratiquent les scénarios sociaux dont ils ont été témoins dans leur environnement. ‘Aimeriez-vous venir prendre le thé mesdames? Laissez-moi vous verser une tasse de thé.’

Les nouvelles expériences que vivent les enfants, telles qu’une journée à Lego Land, ou même une heure dans les jeux d’eau au parc, sont souvent partagées par la suite avec d’autres membres de la famille ou des amis. Ce partage d’information est important! Le temps passé à faire l’activité plaisante mène ensuite à une opportunité d’enseigner à l’enfant comment partager l’information pertinente de façon séquentielle afin que l’histoire fasse du sens pour l’interlocuteur. Le parent doit donc enseigner à l’enfant à départager l’information pertinente des détails moins importants ainsi qu’à organiser ses idées pour que l’histoire se tienne.

Mon long congé a été similaire. Les enfants dans notre maison étaient limités sur l’utilisation des jeux vidéos. Nous leur avons appris à faire des sushis et les avons mangés ensemble. Ils ont ajouté des mots à leur vocabulaire : ‘wasabi’, ‘gingembre’ et ‘nori’. Je leur ai expliqué qu’à l’extérieur de la maison, il était inapproprié de tout manger le wasabi et de frapper sur la table en s’exclamant ‘Ah, ça brûle mon nez!’. Ce fut aussi une expérience qu’ils risquent de partager avec la famille et leurs amis dans les jours à venir, tout comme je viens de le faire.

Avez-vous déjà pensé: ‘Pourquoi est-ce que tu ne peux pas juste manger la même chose que le reste de la famille?!’ ou ‘Je n’en peux plus de faire des repas différents pour toute la famille!!

Vous n’êtes pas seul!

Les chances que vous ayiez un enfant ‘difficile’ sur la nourriture dans votre maison est élevée. Les statistiques démontrent qu’environ 40% des enfants ayant un développement typique et 80% des enfants ayant des problèmes de développement ont des particularités au niveau de l’alimentation. Celles-ci peuvent aller du simple caprice alimentaire aux difficultés d’alimentation sévères menant à la malnutrition. Ces difficultés ne sont pas de votre faute, même si les parents ont souvent l’impression d’être inadéquats parce que leur enfant refuse de manger la nourriture qu’ils mettent tant d’effort à préparer. Soyez assurez que vous faites le mieux que vous pouvez afin de combler les besoins nutritionnels de votre enfant, mais qu’il est possible que celui-ci ait des difficultés au niveau sensori-moteur qui l’empêche d’être capable de manger certains aliments.

Voici un excellent site web que j’ai trouvé sur les difficultés au niveau de l’alimentation: http://naitreetgrandir.com/fr/etape/3-5-ans/alimentation/fiche.aspx?doc=bg-naitre-grandir-enfant-alimentation-caprice-alimentaire . Vous y trouverez bien des réponses aux questions que vous vous posez sur les enfants et leurs habitudes alimentaires. Si vous avez des questions ou des inquiétudes, n’hésitez pas à nous contactez votre expert préférée en alimentation, Diesje. Oui, c’est moi!!

 

Comment encourager l’estime de soi chez votre enfant

Nous sommes heureux de partager ce blog de notre propre psychologue pour enfant, Dr. Marie-Eve Dubois. Marie-Eve est bilingue et travaille avec les enfants et les familles en Français et en Anglais. Ce blog est aussi disponible en Anglais.  

Ça fait mal à un coeur de parent de voir son enfant dire qu’il n’est pas aussi beau ou aussi bon que ses pairs. Évidemment, les parents s’inquiètent de l’impact de tells pensées sur le bien-être émotionnel de leur enfant. Et ils ont bien raison: il a été démontré qu’une faible estime de soi à l’adolescence prédit les symptoms de dépression jusqu’à deux décennies plus tard  (Steiger, Allemand, Robins, & Fend, 2014).

Comment peut-on aider à augmenter l’estime de soi de notre enfant ou ado, dans ce cas? La réponse facile serait de les louanger pour chaque geste qu’ils font, non? Après tout, le fait de recevoir des compliments les aiderait à se sentir mieux, il me semble? Et pourtant, ce n’est pas le cas. En effet, selon une étude récemment publiée dans Psychological Science , cette stratégie risque plutôt d’amener l’effet contraire (Brummelman, Thomaes, Orobio de Castro, Overbeek & Bushman, 2014)! Non seulement cette strategie encouragerait les enfants à croire qu’ils doivent atteindre des standards excessivement élevés, elle décourage les enfants de s’engager dans d’importantes activités d’apprentissage.

Que faire alors? Bien que de recevoir des compliments à la pelletée  ait pour effet que l’enfant se sente aimé et apprécié (quoi qu’ils risquent également de réaliser que ça sonne parfois faux), le problème est que ces compliments n’aide pas au développement du sentiment de compétence de l’enfant. Pourtant, ce sentiment de compétence est directement lié à l’estime de soi.

Voici donc quelques façons d’encourager le sentiment de competence et l’estime de soi de vos enfants et ados:

  1. Laissez-les prendre des risques. N’essayez pas constamment d’éviter l’échec à votre enfant. Les échecs finiront par arriver un jour ou l’autre, et il vaut mieux que votre enfant apprenne à gérer les émotions qui viennent avec
  2. Laissez votre enfant faire des choix qui sont appropriés pour son âge. Il s’agit d’une belle façon de leur faire sentir qu’ils ont un certain pouvoir sur leur vie.
  3. Aidez votre enfant à établir des objectifs réalistes. Par exemple, si votre enfant a de la difficulté à apprendre une nouvelle pièce de piano, pourquoi ne pas retourner vers des morceaux plus faciles et plaisants? Lorsque votre enfant sera prêt, il retournera aux pieces plus difficiles sans avoir développé une hantise du piano.
  4. Offrez des compliments. Toutefois, assurez-vous de vous concentrer sur l’effort plutôt que le résultat, et ce, avec un ton sincère.